COMPTE RENDU DE LA RENCONTRE AVEC LE CABINET DU MINISTRE DE LA FONCTION PUBLIQUE A METZ le 23 janvier 2014

Ministère-Fonction-Publique 

Compte-rendu de lrencontre entre délégation CGT et un représentant du Ministre de la Fonction Publique lors des vœux aux fonctionnaires à Metz le 23 janvier 2014

 

 

 

La CGT avait demandé une entrevue dans le cadre de la visite du Premier Ministre et de la Ministre de la Fonction Publique  en Moselle  lors des vœux à la fonction publique.

 

Une délégation du syndicat CGT du SDIS 57 dont un membre du collectif a été reçue pendant près de 45  minutes.

 

– Sur la filière SPP et la revalorisation des grilles indiciaires :

 

 

 

Le premier point de discussions a été la filière sapeurs-pompiers professionnels et notamment la modification des grilles indiciaires atypiques de sergent et d’adjudant.

 

 

 

Nous avons rappelé qu’en plus de rallonger la durée de carrière, l’absence de points supplémentaires entre le 2ème et le 7ème échelon aurait pour effet d’attribuer aux sergents une rémunération inférieure à celle des caporaux-chef de l’échelle 6.

 

 

 

Tout ceci se rajoute à la non revalorisation du point d’indice des fonctionnaires depuis quatre ans.

 

 

 

Notre interlocutrice a été attentive à nos propos et nous a confirmé que la modification des grilles interviendrait en veillant à leur corrélation afin d’éviter  qu’un grade inférieur ne  bénéficie d’un indice de rémunération supérieur.

 

 

 

Nous avons également rappelé qu’en toute logique, les adjudants avaient vocation à être classés en catégorie B, ce qui réglerait les problèmes de grilles atypiques.

 

 

 

– Sur l’application du temps de travail dans les SDIS :

 

 

 

Nous avons rappelé la priorité de la santé et sécurité au travail ainsi que les fondements de la directive CE/2003-88. Nous avons aussi fait part de nos craintes et des dérives de mise en application de ce décret dont :

 

 

 

  • utilisation excessive de SPV en garde postée en lieu et place de SPP,
  • diminution des effectifs journaliers qui entrainerait une baisse du service public
  • ce second point nous a fait rebondir sur le statut des SPV et leur sortie du champ du Code du Travail au mépris du repos de sécurité, de la santé et de la sécurité dont ils doivent également bénéficier.

 

 

 

Nous sommes donc bien loin, dans l’application française, de l’esprit de la directive européenne.

 

 

 

 

 

Pour finir, nous avons rappelé que, dans le souci d’assurer une meilleure protection des SPV, toutes les actions programmées et/ou prévisibles devaient être considérées comme du temps de travail.

 

 

 

Nous avons fait le constat suivant : plus on paye les SPV et plus on les contraint, moins nombreux ils sont.

 

 

 

Les conclusions sont claires : il faut changer de politique, celle soufflée par fédération des sapeurs pompiers, elle ne  fonctionne pas. Il faut revenir sur un système qui n’utilise pas les SPV comme des simples citrons.

 

 

 

 

 

La souffrance au travail dans les SDIS :

 

Ce sujet a longuement été évoqué, et bien entendu la situation particulière du SDIS 38 ou exerce notre collègue Quentin  qui a perdu un œil.

 

Le message passé par le Ministre de l’Intérieur est sans équivoque : il vaut mieux être un bonnet rouge et patron et dégrader pour des millions de biens publics  que d’être un SPP qui demande simplement le maintien de ses acquis sociaux afin de garantir un service public de qualité.

 

A ce sujet Madame la Ministre a saisi M. VALLS, Ministre de l’Intérieur.

 

 – La gouvernance des SDIS :

 

Pour la CGT, les SDIS doivent être des services des conseils généraux. Pour notre interlocutrice, nous devrions même aller plus loin vers la nationalisation mais sans intégrer un titre 5 comme le demandent certaines organisations syndicales.

 

 

 

Nous nous sommes appuyés sur le rapport de la Cour des Comptes et avons dénoncé la gabegie financière de  certains SDIS, avec en illustrations, de nombreux exemples du SDIS  57.

 

Le manque de financements et l’absence de politiques ambitieuses des pouvoirs publics fragilisent l’organisation des secours à la française (diminution des sapeurs-pompiers volontaires, volonté de ne pas recruter des sapeurs-pompiers professionnels, dégradation générale des services publics).

 

C’est toute la politique de sécurité civile qui est à revoir

 

L’échange à été cordial et en organisation responsable. Des pistes d’amélioration ont été envisagées sur tous les sujets.

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