Compte rendu de la réunion du groupe de travail du 27 septembre 2017 du CSFPT sur la problématique du concours de caporal de sapeurs pompiers

Compte rendu de la réunion du groupe de travail du 27 septembre 2017 du CSFPT sur la problématique du concours de caporal de sapeurs pompiers

Présents pour la CGT : D. POGNON, A. DARMEY, S. DELAVOUX

A plusieurs reprises la CGT et d’autres acteurs ont alerté sur les difficultés des lauréats du concours de sapeur-pompier professionnel catégorie C de 2013 à trouver un poste.

En début d’année 2017, la CGT des SDIS était interrogée par l’administration centrale sur l’opportunité de lancer les démarches pour l’ouverture d’un concours de caporal.

En février 2017, nous avons fait une réponse au Directeur Général de la Sécurité Civile, pointant les principaux dysfonctionnements notamment :

– le cloisonnement des listes sur un territoire,

– l’absence de données fiables produites par les SDIS sur l’adéquation entre le nombre de postes ouverts et les besoins réels en effectif,

– la variabilité des coûts d’organisation du concours d’un département à un autre.

En toute connaissance de cause, nous invitions la D.G.S.C.G.C. à presser les Services d’Incendie et de Secours à réaliser leurs recrutements dans les meilleurs délais pour limiter le nombre de lauréats qui perdront le bénéfice du concours de 2013. Puisqu’en effet au regard de la loi 84-53  la durée maximale de 4 ans de validité (dans la limite de la demande de renouvellement du maintien dans la liste par le candidat) peut être prolongée si aucun autre concours n’a été organisé dans ce laps de temps, mais cela ne résout pas nos problèmes.

Lors de la C.N.S.I.S. du 23 juin, l’instance a voté et déterminé la date du 1er novembre 2017 pour établir l’arrêté d’ouverture du prochain concours de caporal de sapeur-pompier professionnel, tout en précisant qu’il restait un millier d’inscrits sur les listes de 2013.

Il semblait clair qu’aucune leçon ne serait tirée de ce qui s’apparente à un fiasco collectif.

Combien de lauréats en 2013?

Combien de lauréats à l’extinction de la validité du concours?

Parmi eux combien seront “reçus-collés” (encore en recherche de poste)

Quelles étaient les caractéristiques des candidats potentiels “reçus-collés” (âge, sexe, origine géographique, lauréats de quels concours, etc…).

Les besoins annoncés par les S.I.S. organisateurs et co-organisateurs ont-ils été tenus?

La CGT soucieuse des intérêts du service public mais également des deniers publics qui ont permis le financement de  l’organisation de ces concours a sollicité l’auto-saisine du CSFPT afin d’étudier les conditions d’organisation du (des) concours de Sapeur-Pompier Professionnel de catégorie C et les solutions pour qu’un tel gâchis ne se reproduise plus.

En séance, les constats sont les suivants :

  • difficultés de GPEC à 4 ans
  • la potentielle non prise en compte des modifications de 2016 de l’article 44 de la loi 84-53 en ce qui concerne le suivi par l’autorité organisatrice du concours si des candidats inscrits sur la liste d’aptitude jusqu’à leur recrutement par une collectivité ou un établissement
  • Les directeurs des SDIS, ont majoritairement imposé la modification de la date d’ouverture du concours, non plus en novembre (initialement prévue) mais à mars 2018.

En effet, les SDIS se plaignaient du faible nombre de postulants sur les avis de vacances de postes, ou de la faiblesse de leur niveau, impensable au regard du nombre de reçus-collés potentiels mais sont prêts à attendre la “livraison” de caporaux professionnels dans le meilleur délai au premier trimestre 2019.

Nous vous laissons imaginer la taille du trou d’air se trouvant devant nous! Les CDD et le recours aux gardes postées des sapeurs-pompiers volontaires vont être mis à l’honneur.

Sur les propositions du groupe concours :

  • organiser de manière périodique, tous les 2 ans ce concours, permettrait de ne pas “stocker” des lauréats qui vieillissent et stagnent sur les listes
  • Assurer par l’autorité organisatrice, ou déléguer aux centres de gestion (lieu des SDIS supports pour l’organisation de concours) le suivi des candidats inscrits sur la liste d’aptitude
  • assurer un contrôle par la Direction Générale des bonnes pratiques des chefs de services des SDIS de leur GPEC

La CGT en a profité une fois encore de souligner la problématique de la gestion des concours de sergents SPP., de l’intérêt de fixer une date d’organisation unique afin d’éviter que les S.D.I.S. organisent des concours en ordre dispersé, des afflux de candidats avec un coût très important par lauréat. Nous en avons profité pour donner des exemples de défaillances des quelques concours qui ont, ou n’ont pas, pu se tenir, ou qui présentent des risques d’annulation pour des non-conformités flagrantes.

Nous avons sollicité en séance, un rapport de l’Inspection Générale de l’Administration sur la population que constitue le vivier des lauréats et ce qu’ils sont devenus, afin d’avoir une photographie précise du nombre réel de reçus-collés du dernier concours de SPPNO. Aucune certitude d’avoir été entendu.

Nous voulons pourtant faire entendre un  “Plus jamais ça!”, il en va de la crédibilité de la filière, de son organisation et du service public d’une manière générale.

Prochaine réunion le 19 octobre (reportée depuis au 25 octobre)

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