Le jour de carence ou le retour de la double sanction Communiqué CGT du 20 décembre 2017

Le jour de carence ou le retour de la double sanction

« Il convient d’aller plus loin en termes d’harmonisation entre les salariés du secteur public et du secteur privé, qui sont soumis à trois jours de carence », a expliqué un élu d’Eure-et-Loir. Il précisait « un tiers des salariés ne bénéficie d’aucune prise en charge ». C’est bien une logique d’alignement par le bas entre privé et public, au motif de lutter contre « l’absentéisme », par la stigmatisation.

Voilà ce qui pouvait être entendu, lors de l’examen du budget 2018, le 11 décembre dernier. Les sénateurs y ont voté une nouvelle attaque contre les salariés de la fonction publique, alourdissant  ce que le gouvernement proposait, le rétablissement d’un jour de carence. Reste à l’Assemblée de le confirmer la lourdeur de la sanction.

Pourtant la lecture du rapport sur l’absentéisme* nous  apprend 2 choses :

Les arrêts d’une journée représentent 10,2 % du nombre d’arrêts, et génèrent que 0,1 % du coût total.

En maladie ordinaire, les arrêts sont principalement courts : 60 % ne dépassent pas sept jours, les trois quarts sont inférieurs à quinze jours, ils ne cumulent que 3,5 % du coût direct

Un message très clair : Une sanction symbolique et pécuniaire pour celles et ceux qui n’acceptent pas de venir travailler quand ils sont malades ou blessés.

La libre administration des collectivités locales, principe constitutionnel, sans cesse mis en avant, pourrait être l’occasion pour les employeurs de ne pas appliquer cette mesure ou de la rendre indolore en prenant en charge les pertes salariales.

En 2011, la CGT était contre le jour de carence,

En 2017 la CGT est toujours contre le jour de carence

 

 * Extrait du Panorama novembre 2017, l’influence des absences pour raison de santé sur l’employabilité durable des agents territoriaux observatoire 2016

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    1 commentaire

  1. Il est sympa notre ancien PCASDIS!!!

Répondre à BADAIRE Alexis Annuler la réponse.

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