SDIS 22: Courrier au PCASDIS suite au refus de recevoir les organisations après le dépôt d’un préavis de grève le 10 décembre 2013

SBR_1109235340.jpgMontreuil, le 10 décembre 2013

 

A Monsieur Claudy LEBRETON

Président du SDIS 22

13, Rue de Guernesey

22015 SAINT-BRIEUC CEDEX 1

 

Objet : mouvement de grève au SDIS 22

 

 

Monsieur le Président,

 

Vous êtes à la tête du SDIS 22 depuis suffisamment longtemps pour comprendre et mesurer les difficultés que rencontrent les SDIS et les agents administratifs, techniques et sapeurs-pompiers exerçant une difficile mais nécessaire mission de service public.

 

De fait, ces agents font valoir, depuis début octobre 2013, leur droit d’expression via un mouvement de grève sur des revendications légitimes telles que le maintien de la qualité des secours, le respect du droit de grève.

Malheureusement, vous n’avez pas souhaité ouvrir de négociations, ni rencontrer la première organisation syndicale représentative, et ce depuis le premier préavis de grève déposé.

 

A toutes fins utiles, nous vous renvoyons à l’article 10 de la loi 83-634 du

13 juillet 1983 qui oblige les parties à négocier lorsqu’un préavis de grève est déposé.

Il est dès lors normal, vu le non-respect de l’article précité, que les agents expriment leur incompréhension et leur colère, y compris en vous interpellant lors d’un conseil d’administration.

 

En tant que Président de l’Etablissement, Président de l’Assemblée des

Départements de France, le message que vous adressez aux agents et aux usagers est bien évidemment attendu et regardé sur l’ensemble du territoire.

A ce titre, les propos que vous avez tenus à la suite de votre interpellation lors du dernier conseil d’administration sont inacceptables de la part d’un élu de la République. En effet les sapeurs-pompiers travaillent effectivement 96 gardes annuelles.

 

Mais l’honnêteté intellectuelle nous oblige à vous rappeler que 96 gardes de

24 heures correspondent à 2 304 heures effectives reconnues 1 607 heures, soit

697 heures offertes à la collectivité.

 

En biaisant volontairement vos propos, vous jetez le discrédit sur toute une profession.

Vous êtes un élu de gauche, responsable national, défenseur des droits et libertés tels que définis par notre constitution française. Nous sommes donc en droit d’attendre de vous un minimum d’estime envers les agents dont vous avez la responsabilité.

 

Le collectif CGT des agents des SDIS appuie les revendications légitimes des agents du SDIS 22 et vous demande solennellement d’ouvrir immédiatement des négociations afin que le droit et la liberté syndicale s’expriment au sein de votre

Etablissement.

 

C’est a minima ce que nous sommes en droit d’attendre d’un élu de la République.

 

Comptant sur votre sens du service public, nous vous prions de recevoir, Monsieur le Président, nos salutations respectueuses.

 

L’Animateur du Collectif,

Sébastien DELAVOUX.

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