Compte rendu de la CNSIS du 29 novembre 2017

Compte rendu de la CNSIS

du 29 novembre 2017

Après la lecture des déclarations liminaires, les éléments suivants ressortent :

la désafiliation du syndicat SNSPP de la fédération des personnels des services publics et des services de santé FO du 3 octobre 2017,

le courrier du 12 octobre de FO informant le ministère de l’Intérieur et la CNSIS :

Qu’elle n’a pas désigné les actuels représentants qui siègent à la CNSIS sous l’étiquette FO

Qu’elle désigne 2 agents pour la représenter

Devant le refus de la présidence de la CNSIS de prendre une décision prenant en compte les informations en sa connaissance les conditions ne sont pas réunies pour un dialogue constructif.

Toutes les organisations syndicales décident de quitter la séance sauf le représentant du SNSPP et Avenir Secours.

La CGT ne peut accepter que cette situation « atypique » perdure !!!!



Déclaration CNSIS du 29 novembre 2017

Monsieur le président, mesdames messieurs les élu(e)s, cher(e)s collègues,

l’actualité défile et met souvent les sapeurs-pompiers et le rôle essentiel des services d’incendie et de secours au premier plan, mais si certains actes sont posés, de nombreux manques marquent l’absence de volonté politique.

Pour expliciter les manques, nous ne pouvons que constater l’absence de dénombrement des suicides de tous les agents des services d’incendie et de secours malgré la demande des organisations syndicales.

Un collègue s’est récemment donné la mort dans le S.DI.S. 22. D’autres il n’y a pas si longtemps l’ont déjà fait dans ce même établissement, et nous ne pouvons accepter que la première réponse soit que le taux de suicide dans cet établissement soit élevé!!!

Pourtant les réponses du Ministre de l’Intérieur résonnent sur le sujet dans les médias concernant les forces de l’ordre, mais pas un mot sur Nos collègues.

Nous soulignons que les sapeurs-pompiers ne sont pas armés, et sont deux fois moins nombreux que les forces de l’ordre, nous avons un total de décès par suicides qui nous situent à des ratios plus élevés, mais rien d’autre que des mots apaisants.

Ce silence et ce refus de mettre en place un outil pour les comptabiliser n’est plus acceptable. Localement elle est vécu comme un outrage supplémentaire pour les agents, et les employeurs qu’en disent-ils? Rien, c’est dire.

Dans nos établissements, les rapports ne sont pas pacifiés : ni entre les agents, ni entre les organisations syndicales et les employeurs, ni entre les strates hiérarchiques, ni entre les genres.

Alors le travail sur les discriminations et la bienveillance, ce n’est pas gagné, dommage. Ce sont les défis de nos établissements, mais ils ne sont pas nos seuls défis.

Ces espaces créés entre les strates expliquent en partie que les particules de combustion ne soient devenues un risque que très récemment, après  l’argent investi par la Caisse Nationale de Retraite des Agents des Collectivités Locales à travers son Fonds de Prévention, sollicité par des organisations syndicales dont la nôtre.

Ce vaste chantier est tout juste ouvert, nous y reviendrons à de nombreuses occasions.

Aussi nous ne pouvons pas faire l’impasse sur les gros avions qu’on annonce pour la sécurité civile, les DASH, qui eux volent toute l’année, pas comme les canadairs qui ne peuvent  servir qu’à éteindre le feu.

Nous avons été isolés à dire que c’était autre chose qu’il nous fallait.

La CGT réitère ce que disait le rapport sénatorial de juillet 2006 “ les avions de la sécurité civile volent aux frais de la sécurité civile, même lors des reconduites à la frontière “, qui sont de plus en plus nombreuses.

Cette amputation des crédits de la Sécurité Civile doit cesser. Sur ce même sujet, nos propos n’ont pas été repris lors de la présentation du rapport sur l’annexe 40 du Projet de Loi de Finances 2018.

Pourtant, arrêter ce particularisme peu clair, aurait pu amener une simplification bien à la mode.

Pour en rajouter des particularismes, il y a toujours des bonnes volontés, à l’image de cette proposition de loi “qui visait à faire de l’Ecole nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers (Ensosp) l’organisme de formation unique des sapeurs-pompiers ainsi que l’organisme collecteur des cotisations versées par les Sdis en matière de formation.”

Cette fois la réponse gouvernementale nous semble de bon sens,  « La proposition aurait pour effet de remettre en cause la compétence de principe du CNFPT en matière de formation.

Par ailleurs, elle ne règle pas le sujet de la formation des personnels administratifs des Sdis.” Nous n’éludons pas pour autant le problème de financement.

Enfin pour finir, nous tenons à condamner les agressions et incivilités dont sont victimes les sapeurs-pompiers, et tous les agents des services publics dans le cadre de leurs fonctions.

Nous devons aussi redire que la réponse ne peut être uniquement coercitive et sécuritaire, il faudra aussi développer d’autres solutions comme celle préconisée par un universitaire, avoir la tenue identifiée de la mission, pour résumer, l’inverse de l’arrêté de 2015.

Alors les prochaines normes, nous fournissent l’opportunité cette fois d’agir dans le sens d’une réelle identification des SP et de leurs missions. Pour les bandes patronymiques il n’est pas besoin d’attendre, les CHSCT pourraient préconiser leur disparition s’ils fonctionnaient tels qu’ils sont pensés…

Sur les dossiers du jour nous nous exprimerons au fur et à mesure de l’ordre du jour.

Monsieur le président, mesdames et messieurs les élu(e)s, cher(e)s collègues, merci de votre attention.

 

Téléchargez le compte rendu et la déclaration ICI

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